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Rencontres avec les jury - concours 2011

lundi 5 décembre 2011, par francais@upls.fr

 Jury de l’Agro - Rencontre du samedi 15 octobre 2011

La réunion d’échange avec le jury du concours agro-véto s’est tenue le samedi 15 octobre à l’Agro-Paristech en présence :
- de M G Trystram, Président du jury A Bio
- de M Chaillou, Secrétaire général
- de M Chabrières Chef du service concours
- des coordinatures des différentes épreuves
- des représentants de l’UPA

L’UPLS était représentée par Annie Wyss et Sandrine Costa.

Monsieur Meyrignac, responsable de l’épreuve de lettres, rappelle l’importance de la qualité du raisonnement, de la précision de l’argumentation et d’une bonne connaissances des œuvres au programme , toutes qualités qui produisent de nombreux devoirs tout à fait équilibrés et conscients des enjeux du sujet.

En ce qui concerne les notes basses, parfois très basses, il explique qu’elles sont attribuées à des copies présentant des défauts très graves dans la méthodologie et la logique, c’est-à-dire à des travaux qui ne sont pas des dissertations ou qui sont à la limite de l’absurde. Les notes basses peuvent aussi être celles de copies complètement hors sujet ou incomplètes, ou encore de celles qui utilisent peu les œuvres ou restituent des pans entiers de cours sans rapport précis avec le sujet. La connaissance incomplète des œuvres, de graves contresens dans leur interprétation ou des citations rebattues et décalées par rapport au sujet sont sanctionnées aussi.

Ce ne peut en tout cas être la seule expression ou une orthographe défectueuse qui expliquent des notes très basses, mais il va de soi qu’une l’expression malaisée et incorrecte gênant la compréhension entrera réellement en ligne de compte dans la notation .

Monsieur Meyrignac ajoute, en guise de conclusion, qu’il fera tout son possible pour participer à la réunion de professeurs de Lettres du 26 novembre, ou en tout cas pour y passer afin d’entrer en contact avec les préparateurs, de se présenter à eux et de répondre directement à leurs questions éventuelles.

 Jury de la filière PT - Rencontre du mercredi 19 octobre 2011

L’UPLS était représentée par Muriel Such.

Malgré les difficultés exceptionnelles qui ont surgi cette année pour certaines épreuves du concours, les responsables des épreuves A et B, notent une progression de la méthode chez les candidats, notamment en matière de résumé, d’introduction, de structure et de conclusion pour ce qui est de la dissertation. Ils ont pu parcourir des copies plus personnelles, mais déplorent une tendance encore trop marquée à la récitation de cours sans réelle prise en compte du sujet une fois passée l’introduction. Ils rappellent que « l’imprégnation directe par les œuvres « reste un atout, que les candidats doivent tirer parti de la culture générale qui leur est apportée durant les deux années de formation, et que si la forme est importante en dissertation, la réflexion sur le sujet reste capitale. On devait par exemple s’arrêter sur le mot « racontable « pour s’interroger : que raconte-t-on ou pas ? Pourquoi ? Les meilleures copies sont celles qui ouvrent ce type de réflexion. Les notes ont pu être réparties sur toute l’échelle de zéro à vingt, le jury rappelle que les pénalités concernent l’orthographe, et le nombre de mots en résumé. L’UPLS a une nouvelle fois demandé cette année la publication d’une copie, le jury a choisi de reproduire des plans. Nous avons expliqué en quoi une copie serait un bon complément à ces plans.

 Jury des CCP - Rencontre du mercredi 9 novembre 2011

L’UPLS était représentée par Cécile Cerf.

Remarques générales

Quelques chiffres
Cette année 16999 places étaient offertes au concours ; 32 de moins en section MP, 12 de moins en section PC, 35 de moins en section PSI. Cette légère baisse est due au transfert de Navale vers une autre banque d’épreuves.

25.000 candidats s’étaient inscrits, et environ 20.000 ont composé. 19.911 candidats ont été classés. Au total seuls 633 candidats admissibles n’ont reçu aucune proposition. En revanche, le chiffre des candidats qui ne sont admissibles à rien n’est pas disponible.

Ouvertures de classes préparatoires
A l’heure actuelle, plusieurs classes TSI ouvrent (mais d’autres ferment). En effet il y a en France chaque année 30.000 bacheliers STI, ce qui constitue un vivier important. Il était prévu d’ouvrir 100 classes préparatoires (scientifiques et commerciales) à des bacheliers issus des filières technologiques. Une TSI « 0 » a été ouverte pour les bacheliers issus des sections professionnelles ; 8 TSI (1ère et 2ème année) ont ouvert, ainsi que 3 PT.

Taux de remplissage des principaux concours et écoles scientifiques

ENSAM 100 %
ENS 100 %
ESTP 99 %
MINES 96,6 %
CCP 95,8 %
CENTRALE 92,8 %
E3A 65 %
E3A ARCHIMEDE 59,9 %

Réclamations
0,3% de réclamations à CCP ont donné lieu à une suite favorable (2 cas).

Boursiers, jeunes filles et 3/2 : leur représentation parmi les candidats admis
Progression annuelle

{{}} 2011 2010 2009 2008
Jeunes filles 29,7 % 29,4 % 29,7 % 29,3 %
Boursiers 27,2 % 24,6 % 23,1% 19,2 %
3/2 65,7 % 66,4 % 67,6 % 66,2 %

Après le bilan de l’appel SCEI

inscrits classés entrants
Jeunes filles 30 % 29,6 % 29,7 %
Boursiers 26,4 % 27,2 % 27,2 %
3/2 74,1 % 71,4 % 65,7 %

Chiffres rapportés à la population française

inscrits classés entrants
Jeunes filles 30 % 29,5 % 29,7 %
Boursiers 29,6 % 28,4 % 28,2 %
3/2 73,9 % 71,7 % 66,2 %

Remarques sur l’épreuve de français-philosophie

Le sujet proposé en 2011 présentait plusieurs difficultés (tant dans le résumé que dans la citation choisie comme sujet de dissertation). Il embrassait toutefois l’ensemble du programme et permettait aux candidats ayant bien travaillé les œuvres et la méthodologie de la dissertation d’obtenir une note satisfaisante.
Il était accompagné de questions (étude de métaphores, explication d’italiques) précises et très bien posées, permettant aux élèves d’orienter clairement leur réponse.

 Jury ATS - Rencontre du jeudi 17 novembre

L’UPLS était représentée, pour les Lettres, par Sandrine Costa.

La réunion s’est tenue à L’ENSEA à Cergy Pontoise en présence des concepteurs des différentes épreuves ainsi que des représentants de l’UPLS, UPS et UPSTI.

Monsieur Piednoir, président du concours signale un problème concernant l’épreuve de Français : une collègue a vu l’intégralité de sa classe notée entre 02 et 05, à l’exception d’un 10.

Il donne la parole au coordinateur de l’épreuve, François-Xavier Hervouet, qui est aussi le correcteur de ces 27 copies incriminées.

Celui-ci précise que les copies appartenaient à un lot de 200 qui ont été notées de 02 à 16 avec une moyenne de 8,5 et un écart type de 4. Les correcteurs sont au nombre de trois et les moyennes sont harmonisées entre les lots.

Pour expliquer ces mauvaises notes, M. Hervouet reconnaît que le sujet cette année était très difficile, voire trop, en particulier le texte d’Alain proposé pour le résumé. Le résultat est une plus grande hétérogénéité que les années précédentes.

Le principe de la notation des l’épreuve est rappelé : théoriquement, chaque exercice est noté sur 10 mais des copies ne proposant que l’un des deux exercice voient leur note divisée par 2, comme c’est le cas au Concours Centrale Supelec.

Parmi les principaux défauts constatés cette année :
- Pour les 2 épreuves : on déplore des copies illisibles soit en raison de très nombreuses fautes de grammaire et d’orthographe au point de rendre la compréhension impossible, soit en raison de leur saleté !
Le jury précise qu’un résumé qui, rappelons le, compte 120 mots, au delà de 4 fautes de syntaxe lourdes, obtient la note 0.

- Pour le résumé : beaucoup de contre-sens sur le texte d’Alain qui était, en effet, difficile, un non respect du nombre de mots qui relève parfois de la fraude manifeste et enfin une reformulation très insuffisante (tentation du copier-coller).

- Pour la dissertation : des dissertations d’une page 1/2 à deux pages... rappelons qu’il est difficile d’appeler "dissertation" un exercice de moins de 4 pages ; beaucoup d’erreurs sur le sujet : "éviter le mal" a donné lieu à beaucoup d’erreurs d’interprétation. Le jury a néanmoins choisi d’être indulgent en raison de la difficulté du sujet : une copie manifestant des connaissances sur les œuvres du programme et proposant une argumentation construite et cohérente, même hors sujet a pu être notée à la moyenne ; beaucoup de fautes sur le nom des auteurs et des personnages ; enfin, le thème du mal (et la même chose est à craindre sur le thème de la justice), a conduit à des affirmations moralement inacceptables au prétexte d’"un mal pour un bien" : ainsi, la Shoah peut-elle "avoir eu des effets positifs"... De telles dérives sont tout à fait inquiétantes et ont été sanctionnées.

Concernant les copies ayant obtenu des notes très basses, Monsieur Hervouet s’engage vis à vis de la collègue concernée à lui fournir un compte rendu détaillé pour chacune d’elle ainsi que la grille de notation utilisée par les correcteurs.
Il rappelle aussi que la démarche de tout candidat qui se verrait attribuer une note "étonnante" doit être de porter réclamation rapidement : toutes les réclamations reçues par le secrétariat du concours ont reçu une réponse rapide et argumentée, voire une reproduction de leur copie s’ils en avaient fait la demande.

L’UPLS en prend note et exprime son souhait qu’une plus grande attention soit portée pour la prochaine session à l’adaptation de la difficulté du sujet au public auquel il s’adresse.

 Jury du Concours Centrale Supelec - Rencontre du mercredi 30 novembre 2011

L’UPLS sera représentée par Laurence Gauthier.

 Jury d’E3A - Rencontre du mercredi 30 novembre 2011

L’UPLS était représentée par Cécile Cerf.

Remarques du jury sur l’écrit

L’épreuve écrite de français-philosophie est une épreuve de dissertation en 3 heures, et devrait le rester.

Le jury attend des candidats qu’ils traitent le sujet. Cela passe tout simplement par une analyse de la citation posée : or 10% des copies ne se réfèrent jamais à la citation, ni dans l’introduction, ni dans la suite du devoir. Le candidat ne doit en aucun cas réciter un cours, encore moins réciter la correction d’un devoir fait en classe ou corrigé type lu dans un parascolaire. Rien n’indispose davantage le jury que de lire des introductions identiques, déconnectées du sujet. Le jury attend des candidats qu’ils connaissent les œuvres. Cela ne veut pas dire citer des lignes et des lignes des œuvres (encore moins avec le numéro de page…) ; cela ne veut pas dire raconter les œuvres. Il faut les analyser, et mobiliser les exemples qui se prêtent au plan choisi par le candidat.
Le jury prend en compte le fait que plusieurs interprétations d’une œuvre puissent exister. Aucune interprétation n’est pénalisée, à condition qu’elle soit argumentée et qu’elle ne soit pas complètement fantaisiste.

Remarques du jury sur l’entretien
L’entretien concerne les candidats des filières MP, PC et TSI. Il porte sur les œuvres au programme des deux années ; en juillet 2012, les candidats pourront donc être interrogés sur le programme « Le Mal » et sur le programme « La Justice ». Le candidat se voir proposer un texte d’une page, de nature argumentative plus que littéraire (mais une fable, étant donnée sa dimension argumentative, pourra être donnée) ; ce texte porte sur les thèmes au programme mais ne peut pas être extrait des œuvres au programme. Le candidat dispose de 30 minutes pour élaborer un commentaire de ce texte. Il doit en dégager le(s) thème(s) et la/les thèses, la structure argumentative, en expliciter les présupposés, les difficultés dans une étude linéaire. Le jury n’attend ni un résumé du texte, ni un commentaire littéraire. Le candidat doit, en parallèle ou dans un second temps (cette deuxième option ayant le mérite de la clarté) faire des rapprochements avec les œuvres au programme. Si le candidat trouve que les rapprochements qu’il pourrait faire ne concernent qu’une ou deux œuvres et non les trois, il doit en faire la remarque. Cette analyse doit durer au maximum 20 minutes mais le candidat ne sera pas pénalisé s’il ne parle que 10 minutes.

Le jury (composé de deux personnes) pose alors des questions au candidat sur les œuvres et le thème au programme.

En TSI, cette interrogation sur programme sera complétée par un entretien de 3 ou 4 minutes portant sur les motivations du candidat, son projet professionnel. Le candidat ne doit pas réciter par cœur une « profession de foi » qu’il aurait trouvée dans un manuel, mais s’exprimer clairement et avoir une idée de son projet d’étudiant et d’ingénieur. Cet entretien ne pénalise jamais l’étudiant et ne peut que lui rapporter des points.

Le jury attend trois compétences de la part du candidat :

  • une bonne COMPREHENSION DU TEXTE et une bonne CONNAISSANCE DES ŒUVRES
  • des qualités d’expression et de communication à l’oral. Le style relâché, familier, l’absence d’implication et de conviction, de motivation, sont à bannir ! Cette qualité d’expression doit aller avec le respect d’un certain code vestimentaire. Si le jury n’attend pas de jeunes gens stressés qu’ils se présentent en cravate, il n’apprécie pas que les candidats arrivent en bermuda et en tongs. Cela témoigne d’un manque de connaissance ou de respect pour les codes vestimentaires en vigueur et d’un détachement vis-à-vis du concours.
  • des qualités d’ÉCOUTE et de DISCUSSION. Le jury apprécie que les candidats écoutent ses questions, cherchent à les comprendre et à y répondre, voire établissent un dialogue.

Le concours E3A propose de l’eau mais il n’y a pas de fontaine dans les salles de préparation. Les candidats sont incités à apporter leur propre bouteille (il fait souvent très chaud au mois de juillet) et leurs propres bouchons d’oreilles, car ils prépareront pendant qu’un autre candidat passera, et dans la même salle !

Epreuve de Physique et Français
Cette épreuve est spécifique à l’admission des candidats de la filière PSI à l’Ecole des Arts et Métiers ParisTech. Elle cherche à déterminer certaines compétences et connaissances des candidats.

Plusieurs candidats sont convoqués en même temps et préparent dans la même salle. Un dictionnaire leur est fourni. Les candidats préparent un texte (qu’ils ont le droit d’annoter) pendant 40 minutes et sont ensuite envoyés chacun devant un jury pour un entretien de 30 minutes. Le jury est composé de deux personnes : un professeur de physique, et un professeur de Sciences Humaines. Les membres du jury enseignent en grande école, à l’université ou en classes préparatoires.

Le candidat se voit confier un article de quatre pages environ tiré d’une revue de vulgarisation scientifique ou technique (L’Usine Nouvelle, La Recherche, Sciences Humaines, Environnement… cette liste n’est pas exhaustive). Le corpus des articles est renouvelé chaque année, les candidats ne peuvent donc pas constituer de banque de sujets.
Face au jury, le candidat doit dégager le(s) thème(s), la/les thèse(s) du texte, ainsi que sa construction sa structure argumentative et surtout ses enjeux (sociétaux, économiques, écologiques, scientifiques…). Cette présentation doit durer 5 minutes. Le jury n’intervient pas pendant ces 5 minutes. Si le candidat n’a pas le temps de développer toutes ses pistes, le jury ne lui en tient pas rigueur : il reviendra sur l’exposé pendant l’entretien.

Ensuite pendant 5 à 10 minutes l’un des examinateurs (plutôt le professeur de français, mais pas obligatoirement) poursuit l’entretien en posant des questions aux candidats. Il pose des questions 1) de langue 2) de compréhension 3) sur les enjeux du texte et les pistes suggérées par le candidat. Le professeur de sciences physiques prend ensuite le relais pour 15 à 20 minutes. Il pose 1) des questions de culture scientifique de base 2) des questions de cours (10 minutes avant la fin de l’épreuve, le candidat se voit remettre un papier sur lequel est indiqué le domaine sur lequel il sera interrogé. Ex : « thermodynamique ») 3) un ou des exercices de difficulté graduée projetés au tableau par des transparents. Le jury n’attend pas que le candidat calcule parfaitement, mais qu’il sache identifier ses erreurs, des résultats aberrants, qu’il sache communiquer, expliquer ce qu’il fait et pourquoi il le fait.

 Jury du Concours Commun Mines Ponts - Rencontre du mercredi 7 décembre 2011

L’UPLS sera représentée par Sandrine Costa.

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