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Compte rendu de la réunion avec le jury e3a du 6 novembre 2013

lundi 18 novembre 2013, par Christophe Repplinger

Compte-rendu de la réunion avec le jury E3A
du 6 novembre 2013 - Ensam Paris

La réunion avec le jury E3A s’est tenue le 6 novembre dans les locaux de l’Ensam Paris. Elle était dirigée par M. Claude-Gilles Dussap, président du concours. L’UPLS était représentée par Sandrine Colin, Isabelle Guillot et Jean-Michel Pannecoucke.

Le président du concours nous a fait un bilan statistique rapide : on note une forte stabilité, avec une égalité PC/PSI et une nette supériorité nu-mérique des MP ; 1838 places étaient offertes au concours, il y a eu 1408 intégrés, dont 317 à l’Ensam, et 523 à l’ESTP (en « surbooking »).
Les 3/2 représentent 30% des effectifs, le pourcentage est le même pour les filles, ainsi que pour les boursiers. Les quelques soucis rencontrés lors de la session 2013 ont été rapidement réglés (problème de surveillance à Paris, et problème de report de notes).

Nous avons transmis les remarques des adhérents sur les épreuves littéraires.

Cette année, le QCM d’anglais était obligatoire (contrairement à ce qu’indiquait la page de garde de cette épreuve, qui la présentait toujours comme facultative...). Nous avons déploré que ce QCM, sous-traité par le concours CCP et censé évaluer les compétences de base de tous les candidats, soit toujours aussi déséquilibré dans sa composition : la première partie n’est pas vraiment à la portée d’un élève de LV2 (ou LVB), en particulier les questions portant sur le voca-bulaire (« sifting » ? « lopsided » ?) ; la seconde partie est en revanche beaucoup plus abordable et vise à évaluer des connaissances en grammaire élémentaire. Ce QCM comportait l’inévitable erreur d’énoncé (une question sans réponse possible) : est-il si difficile de composer un QCM sans une erreur évidente, même lors d’une lecture rapide ? La question de l’UPLS sur l’objectif de cette épreuve obligatoire a trouvé un écho favorable à l’UPS, laquelle souhaite un cahier des charges pour chacune des épreuves.

Pour 2014, aucune modification n’est proposée : le concours aura lieu dans les mêmes condi-tions, avec les mêmes épreuves. L’écrit aura lieu du 15 au 19 mai (avec le samedi matin pour les PSI), et l’oral Ensam du 30 juin au 11 juillet.

Le thème essentiel de cette réunion – très attendu - a finalement été abordé : il s’agissait des modalités du concours 2015. La rumeur courait selon laquelle un rapprochement entre 3EA, Centrale et CCP était à l’étude : cela a été confirmé par le président. Une banque d’écrit, dans laquelle les écoles choisiraient leurs épreuves (avec des coefficients différents), serait créée. Des modifications profondes sont attendues, justifiées aussi par les changements intervenus dans les programmes. Le calendrier serait allégé, puisque le nombre d’épreuves serait réduit par rapport à la somme des épreuves de Centrale, CCP et E3A : l’on peut s’attendre à une fourchette de 12 à 15 épreuves. Les oraux, selon toute probabilité, seraient organisés par chacune des écoles et ne subiraient donc aucune modification. En français, il n’y aurait plus qu’une seule épreuve écrite, mais de quelle nature ? Les épreuves de CCP, Centrale et E3A sont en effet tout à fait différentes. L’UPLS a suggéré qu’avec l’introduction de cette nouvelle épreuve, la double correction devienne systématique : le président n’y est pas opposé. En langues, le QCM d’anglais serait toujours pré-sent, mais ne serait pas nécessairement retenu par toutes les écoles (E3A garderait cette épreuve, arguant du fait que chaque année un certain nombre d’étudiants n’obtiennent pas le diplôme d’ingénieur, n’ayant pas obtenu le minimum exigé au TOEIC). Nous avons demandé quelle serait la nouvelle épreuve de langue : l’on peut imaginer que, les concours Centrale et E3A étant passés à la synthèse, cet exercice devienne l’épreuve commune de la banque de données. Nous n’avons pas obtenu de réponse sur ce point. La même absence de réponse a été constatée concernant le nombre de langues proposées au concours.
Les préparateurs présents à cette réunion attendaient des réponses un peu plus précises aux questions légitimes que l’on se pose dans les classes préparatoires : après tout, nos élèves de Sup sont directement concernés. Ils sont repartis déçus pour la plupart, le discours de M. Dussap étant pour le moins flou : « nous savons mais nous ne vous dirons rien » ; « nous ne savons pas vraiment » ; et finalement « rien n’est sûr, rien n’est décidé ». Nous avons par ailleurs attiré l’attention du jury sur la différence de niveau entre un candidat qui vise Centrale et un candidat qui vise une école du concours CCP.

Une décision définitive doit être prise en janvier 2014 : les conseils d’administrations des écoles concernées devant approuver le projet. Nous avons demandé que des épreuves 0 soient proposées le plus rapidement possible : cela nous a été accordé. L’objectif de cette réforme est de réduire la durée des concours, mais aussi de faire baisser le coût des inscriptions. Il a été sou-ligné par des préparateurs que les candidats ne souhaitaient pas nécessairement que le nombre de concours soit inférieur à ce qu’il est actuellement : un élève peut « se planter » à un concours, et se rattraper au concours suivant.

Nous nous sommes ensuite réunis par spécialité (pour les épreuves dont les coordinateurs étaient présents). Guillaume Winter, coordinateur de l’écrit, a bien volontiers répondu à nos questions. Il a confirmé que rien n’était décidé pour la fusion des trois concours. Le QCM d’anglais, qui pose problème, n’est pas relu par les examinateurs d’E3A, il est livré en l’état par CCP. Les représentants d’E3A conviennent que ce QCM est difficile, ambigu même, et qu’il ne teste pas véritablement la qualité de l’anglais.

Le débat a ensuite porté sur la synthèse 2013. L’exercice de conception du barème est difficile, la notation est sur 60, avec des points accordés pour différentes compétences. Les candidats qui font autre chose qu’une synthèse sont lourdement sanctionnés (« dissertation » au lieu de syn-thèse). Des copies-tests sont lues par l’ensemble du jury. Le nombre de mots n’est pas d’une im-portance capitale : quelques mots en trop n’ont aucune incidence sur la note. Les gros dépasse-ments, ou les chiffres fantaisistes font en revanche perdre des points (400 mots annoncés alors qu’il n’y en a que 300). Le titre n’est pas d’une grande importance : nous avons souligné un dé-saccord apparent entre les anglicistes (le titre doit être « percutant ») et le jury d’espagnol (le titre doit informer sur le contenu de la synthèse). L’introduction doit évoquer les documents, mais pas d’une façon plate (par exemple, « it is a document from... »), elle doit aussi présenter une problématique. Il est essentiel de montrer que les documents ont été compris. Les lacunes en grammaire sont sanctionnées ; un niveau « effroyable » en grammaire entraîne une note infé-rieure à 10. Il n’y a pas de documents iconographiques, en raison de la difficulté rencontrée par les élèves dans l’interprétation d’un dessin humoristique.
Nous avons souligné à quel point cette approche de la synthèse était différente de celle de Cen-trale, sans porter de jugement de valeur. Le jury de E3A semble plus souple quant à l’évaluation : une synthèse intéressante, claire, lisible, qui fait preuve d’une bonne compréhension de la pro-blématique, sera toujours appréciée. Il n’en reste pas moins que la tâche des préparateurs n’en est pas simplifiée.

Arnaud Jérôme, coordinateur de l’oral, a repris rapidement le schéma de l’épreuve, en souli-gnant qu’il y avait au moins 5 mn d’échange entre l’examinateur et le candidat. Il nous a transmis un certain nombre de textes donnés au concours, que nous diffuserons plus largement sur le site de l’UPLS. Les remarques qui apparaissent dans notre compte-rendu de la réunion sur la session 2012 sont toujours valables.

Les rapports 2013 peuvent être téléchargés au format PDF, il suffit de cliquer sur les liens sui-vants (ou de les copier dans votre navigateur si les liens ne fonctionnent pas).

http://www.e3a.fr/docs/2013/rapport_lv_fr_2013.pdf

http://www.e3a.fr/docs/2013/rapport_oral_arts_2013.pdf

Compte rendu rédigé par Jean-Michel Pannecoucke

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