Projet de décret 2013

dimanche 24 novembre 2013, par francais@upls.fr

 13 décembre 2013

Vincent Peillon a reconnu jeudi 12 décembre au matin que les discussions sur le métier de professeur de CPGE devraient être reprises sur de nouvelles bases, faute d’avoir rencontré l’accord des enseignants. Il a donc retiré des fiches de travail tout ce qui concernait les professeurs de CPGE, et aussi de lycée.

Il évoque la reprise de discussions en janvier, sans envoyer aucun signe clair aux associations et aux collègues qu’elles représentent relativement aux bases sur lesquelles seraient relancées les réflexions. Notamment, aucun engagement n’a été pris de ne pas appliquer les dispositions initialement envisagées et unanimement rejetées.

Le retrait, résultant de la très forte mobilisation des professeurs de CPGE, est donc assorti d’une ambiguïté qui doit maintenir la vigilance des collègues qui se sont mobilisés, et sont prêts à le faire à nouveau si nécessaire.

Si la grève que nous avions envisagée pour le mardi 17 décembre semble désormais avoir perdu son objet, il est clair que les assemblées générales doivent continuer à débattre des orientations à donner et se préparer aux éventuels rendez-vous de janvier.

L’UPLS, à l’unisson des autres associations, demande à nouveau solennellement que nous soyons conviés à participer aux discussions à venir

 Entrevue au ministère du mardi 10 décembre

Grâce à la très forte mobilisation qui n’a pas échappé à nos interlocuteurs, nous avons été reçus longuement (de 9h à 11h30) par Bernard LEJEUNE et Eric TOURNIER.

Nous avons commencé par mettre les choses clairement au point sur les raisons pour lesquelles nous rejetons le projet actuel.

Nous avons posé les conditions de l’engagement de véritables discussions entre les associations et le ministère.

A l’issue de la réunion, Bernard LEJEUNE nous a indiqué qu’il rapportait au Ministre le contenu du texte joint (ci-dessous) listant les points de désaccords et les conditions de sortie du conflit. Il nous a indiqué que le Ministre s’exprimera sur l’ensemble du projet du décret, jeudi 12 décembre.

Nous avons demandé des réponses claires à nos exigences.

Dans l’immédiat, restons mobilisés, unis, et préparons-nous à un conflit qui risque d’être long.

Texte remis au ministère :

La mobilisation rapide et très forte des collègues que nous représentons ici, depuis la pétition du 24 novembre jusqu’à la grève et aux manifestations du 9 décembre, sans oublier les grèves reconduites ce jour dans quantité d’établissements, a montré sans ambiguïté la détermination de leur refus des propositions du Ministère telles que nous en avons eu connaissance depuis la réunion du 2 décembre et le communiqué du 3.

On peut en inventorier rapidement les raisons :

1) Le projet, en l’état, induit une baisse sensible des rémunérations des professeurs de CPGE. Elle est de 14 % en moyenne, ce qu’aucune profession ne pourrait accepter, et que nous refusons. Comme nous refusons la disparition des postes qu’induiraient à terme les mesures envisagées, puisque le placement de quantité de collègues en sous-service y conduira nécessairement, les heures de colles ne pouvant suffire à elles seules à compléter les services.

2) Le projet implique d’autre part une régression statutaire. Avec la disparition des articles 6 et 7 du décret de1950, le statut de professeur de CPGE à plein temps est effacé, d’autant que le calcul du service dû est réindexé sur celui des professeurs agrégés du secondaire, dont le recrutement et les missions sont pourtant différentes.

3) Le Ministère a bien proposé des mesures de compensation, mais les associations sont unanimes pour les considérer, dans leurs différents champs d’expertise, comme inopérantes pour la très grande majorité des collègues, et donc inacceptables.

4) Enfin, si l’approche du dossier par la définition du métier nous paraît évidemment pertinente, il demeure que la fiche 1 du Groupe de travail 6, telle quelle est rédigée aujourd’hui, n’est pas du tout adaptée à la spécificité du métier, dans sa diversité, des professeurs de CPGE.

Pour sortir du conflit, nous demandons le retrait de tout ce qui concerne les professeurs de CPGE dans le projet actuel.

Nous demandons que la réflexion continue au sein du GT 6, avec la participation des associations de professeurs, pour aboutir rapidement à la rédaction d’une fiche métier spécifique aux CPGE, qui confirme la place qu’elles occupent dans l’offre de formation du Ministère de l’Education Nationale, et qui fonde des articles spécifiques dans le futur décret.

Nous demandons la garantie absolue que le projet nouveau sera préparé dans le cadre d’une enveloppe budgétaire globale constante.

 Communiqué commun SNES-FSI, SNALC, APHEC, APPLS, UPA, UPLS, UPS ,UPSTI

Professeurs de classes préparatoires : mobilisation exceptionnelle

A la suite de la très forte mobilisation du lundi 9 décembre (taux de grévistes reconnu par le ministère lui-même : 60 %, nombre exceptionnel), rendue visible par une grande manifestation parisienne (plus de 5000 personnes) et quantité de manifestations régionales, les associations et l’intersyndicale appellent au maintien d’une mobilisation forte et visible, à l’initiative des AG locales.

Elles appellent les professeurs à se rassembler devant leurs rectorats, mercredi 11 décembre, et à demander audience à leurs recteurs.

Si les audiences prévues au ministère mardi 10 et jeudi 12 décembre ne permettent pas d’obtenir la satisfaction de nos revendications, elles appelleront à une nouvelle grève nationale mardi 17 décembre, assortie des manifestations diverses que les AG locales décideront.

Elles affirment leur détermination à relancer, étendre et durcir le mouvement dès la rentrée de janvier si cela s’avère nécessaire.

 Dernière minute

Les syndicats et les associations de professeurs de CPGE seront reçus demain au ministère.

Cela justifie la mobilisation qui est la nôtre ce jour, car il s’agit d’exercer une très forte pression, pour obtenir le retrait du décret Peillon.

 Lundi 9 décembre

L’UPLS appelle tous ses adhérents à participer massivement à la grève et aux actions prévues demain en régions ou à Paris.

Il est important aussi de réfléchir à des moyens d’action à plus long terme si nous ne sommes pas entendus.

Pour faire entendre votre voix : écrivez au Président de la République :

cliquez ici

 Communiqué de la Société des Agrégés

 Mercredi 4 décembre

"La délégation des associations et des syndicats chargée de remettre au ministère la pétition unitaire de défense des classes préparatoires a finalement été reçue, à l’issue de la manifestation, par Bernard Lejeune, Directeur-adjoint du Cabinet de Vincent Peillon, durant presque une heure et demie et pour une discussion très libre mais sans avancée notable, les intervenants n’étant pas mandatés pour négocier. La délégation a pu remettre en main propre à Monsieur Lejeune la pétition et la liste des signataires. Il a été convenu d’un rendez vous ultérieur, sans précision de date, ni confirmation du ministère depuis.

L’appel à la mobilisation du 9 décembre est maintenu"

 Lundi 2 décembre

Les proposition faites par le Ministre ce jour sont les suivantes :
il reste ferme sur le passage à 10 heures mais avance deux "concessions" :
- une indemnité (3000 euros environ) à une catégorie unique et minoritaire de professeurs : ceux des collègues qui font au moins 4 heures dans une classe de plus de 35 élèves.
- il envisagerait aussi, pour les collègues qui se trouveraient en sous service de compter 2 heures de colles comme service effectif afin d’éviter une diminution de salaire.

Ces propositions sont inacceptables : elles visent à diviser les collègues et les concessions ne bénéficieront pas aux enseignants de Lettres et Langues en CPGE scientifiques qui n’ont que 2 heures avec chaque classe !

Continuons la mobilisation !

 Communiqué de la Conférence des Grandes Écoles en date du 2 décembre :

 L’intersyndicale SNES-FSU, SNALC-FGAF, les associations de classes préparatoires APHEC, APPLS, UPA, UPLS, UPS, UPSTI

déclarent

Cette semaine se tiennent, dans les établissements de toute la France, un grand nombre d’assemblées générales dans lesquelles les collègues réagissent vivement aux projets de réforme des statuts et missions des enseignants de second degré, tout particulièrement ceux qui enseignent dans le post-bac : CPGE, DCG, STS.

La pétition unitaire lancée dimanche 24 novembre a déjà recueilli 17000 signatures, elle demande le "retrait de la proposition d’une pondération unique à 1,5 en CPGE et qu’une négociation effective permette une prise en compte juste du travail et des qualifications des professeurs de CPGE".
Elle condamne un discours qui oppose les personnels les uns aux autres.

Nous appelons à construire une mobilisation dans la durée.

- Lundi 2 décembre, les discussions sur le métier d’enseignant et les obligations de service se tiennent au ministère. Les organisations syndicales signataires de cet appel y exprimeront les plus vives protestations issues des assemblées générales.

- Mercredi 4 décembre, nous appelons les collègues à se rassembler ou à manifester dans les académies.

- Mercredi 4 décembre à Paris, nous appelons les collègues à une assemblée générale au lycée Pierre-Gilles de Gennes à 14 h, suivie d’une manifestation.

-  L’intersyndicale dépose un préavis de grève pour le lundi 9 décembre, la décision sera prise au cours des assemblées générales, en fonction des réponses du ministre aux syndicats le 2 décembre.

Paris, le 28 novembre 2013.

Télécharger le texte de l’appel ici :

 La pétition élaborée en commun par les associations de CGE

peut toujours être signée ici.

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