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Compte rendu de l’Assemblée Générale du 11 juin 2016

vendredi 2 décembre 2016, par Christophe Repplinger

Compte rendu de l’Assemblée Générale de l’UPLS du 11 juin 2016

L’Assemblée Générale, en la personne de son président salue la mémoire de Daniel Boitier, second président de l’UPLS et fondateur de l’association en 1972, qui nous a quittés ce printemps.

Bilan financier – Jean-Michel Pannecoucke

L’UPLS compte 482 adhérents au 31 décembre 2015, en progression par rapport à l’année précédente.
A partir de juillet, certains adhérents pensent anticiper la cotisation de l’année suivante alors qu’ils paient en fait la cotisation de l’année en cours. Il n’y a pas véritablement de pic d’adhésions, celles-ci arrivent toute l’année au fil de l’eau.
Le bilan financier de l’association est solide avec 5117 euros d’excédent de recettes sur dépenses et environ 33000 euros de réserve.

Globalement le site fonctionne correctement. Mais il y a quand même quelques problèmes qui concernent les administrateurs du site (les autorisations doivent être harmonisées ; on ne peut plus écrire à partir du site car les adresses ont été aspirées par des distributeurs de spam).

Certains adhérents n’ont toujours pas mis leur établissement sur leur fiche. Or cela nous est très utile pour communiquer par courrier.

Vote : bilan approuvé à l’unanimité

Bilan moral – Rémy Boulard

Renouvellement du bureau

Quatre collègues ont souhaité quitter le bureau, après de longues années passées au service de tous. Véronique Marimpouy a été longtemps notre correspondante auprès de la Banque PT, et se rendait aux réunions annuelles de ce concours, en assurant son service d’angliciste au lycée Corneille de Rouen. Hubert Laizé et Cécile Michaut en lettres ainsi qu’Yves Champinot en langues ont été également à nos côtés pendant quelques années.
L’Assemblée remercie les collègues qui quittent le bureau pour tout ce temps passé au service de l’association, et accueille trois nouvelles collègues qui sont élues à l’unanimité.

Candidatures : Nathalie Marc (allemand), Juliette Nollez (lettres), Nathalie Froloff (lettres)
Vote : élection à l’unanimité

Activités de l’association

Souhait d’organiser l’AG à Reims. Nous étudierons cette possibilité en comité.

L’UPLS a organisé deux réunions disciplinaires, qui ont eu lieu le même jour en novembre 2015. Cela donne la possibilité d’échanger sur nos pratiques et de partager des sujets.

Pour les langues, nous souhaitons organiser une réunion d’information destinée aux collègues nouvellement nommés. La date du samedi 1er octobre est retenue. (Nota : postérieure ; cette réunion a été repoussée au 19 novembre) Cette réunion permettra de répondre à une certaine sensation d’isolement, notamment dans des lycées où il n’y qu’une seule classe préparatoire.

Un certain nombre de sujets proposés par les collègues ont d’ailleurs été mis sur le site.

Concours

L’UPLS préparera pour la rentrée un bilan sur la synthèse, car les attentes en matière de méthodologie peuvent varier d’un concours à un autre. La notation reste moins prévisible que pour les épreuves de langues. Presque tous les concours sont passés à la synthèse, sauf les Mines (principalement car la direction du concours veut garder leur épreuves sur trois jours, et donc le format d’1h30).

Au concours Agro-véto, cette année, les notes de LV2 n’apparaissaient pas sur les relevés de notes, parce que celles-ci comptent pour l’admission.

Une réforme concours TSI est en préparation, visant à fusionner le concours Centrale et le concours CCP (uniquement pour cette filière). Les modalités ne sont pas encore arrêtées.

A partir de l’an prochain, les candidats devront rédiger un résumé en anglais de leur TIPE. Aucun moyen supplémentaire n’a été prévu pour préparer ce nouvel exercice. Il convient de faire en sorte que cela ne soit pas pris sur les heures de cours ou de colles.

Relations institutionnelles

Le comité de suivi des classes préparatoires s’est réuni le 18 mars 2016. Les membres des associations représentatives ont été reçus par la Directrice de l’Enseignement Supérieur. La tutelle est peu à l’écoute.
Les problèmes suivants ont été évoqués :
-  le fonctionnement d’APB
-  la fermeture de certaines classes par décision rectorale
-  le calcul des ORS dans certains rectorats (Caen notamment)
-  la question des frais d’inscription payés par les étudiants, qui s’apparente parfois à une ponction ne correspondant pas toujours à des services (bibliothèque) auxquels les étudiants pourraient avoir accès
-  la question des conventions

L’UPLS participe régulièrement à la Commission Amont de la CGE., qui nous soutient pour la défense des classes préparatoires.

Une réunion a également été organisée le 25 mai 2016 avec les principaux syndicats (SNES, SNALC, FO), où on été évoqués la question des ORS et le projet de revalorisation des carrières. L’UPLS a présenté les résultats du sondage sur les conditions de travail lancé auprès de ses adhérents.

Christophe Repplinger présente les résultats du sondage organisé en mai 2016. Sur 138 réponses, il apparaît que l’adhérent typique de l’UPLS a 4 ou 5 classes, assure 9 à 10h de cours par semaine, avec 100 à 150 élèves, pour un ORS de 8h.
Il est à noter que 20% des collègues sont à cheval sur le secondaire et les classes préparatoires. 65% des collègues ont 4 ou 5 classes, un peu moins de la moitié d’entre eux assurent entre 9h et 10h de cours par semaine, les deux tiers ayant un ORS de 8h. 38% d’entre eux ont entre 101 et 150 élèves, tandis que 25% ont entre 151 et 200 élèves.

Politiquement la situation est stabilisée. Le décret de 1950 continue de s’appliquer aux professeurs de classes préparatoires. Il garantit un statut, avec ses imperfections et ses inégalités.

Le gouvernement a sorti récemment un projet de revalorisation des carrières, mais rien n’est prévu pour les classes préparatoires. Quid des chaires supérieures ? Vont-elles être maintenues ? Comment vont-elles évoluer ? Il faudrait que tous les collègues qui enseignement en CPGE puissent y avoir accès. Mais encore faut-il que cela soit plus intéressant que de rester agrégé.

Projets

-  L’UPLS va renforcer sa communication grâce à un partenariat avec l’UPS.
-  Une réunion d’information va être organisée pour les collègues nouvellement nommés début octobre. (finalement placée le 19 novembre)

Questions et interventions

Jean Duchesne intervient pour proposer un rappel historique.
Les classes préparatoires, contrairement à ce que l’on croit parfois, ne datent pas de la Révolution mais de l’Ancien Régime. L’origine en est même militaire. Au 17e siècle, on s’aperçoit qu’être bien né ne suffit pas pour diriger un bateau ou tirer du canon convenablement, mais qu’il faut certaines compétences techniques. C’est le début des plus anciennes écoles, militaires et navales. Bonaparte a ainsi été envoyé à Brienne en prépa, avant d’intégrer l’Ecole Militaire, où il prend la spécialisation artillerie.
La mise en place des classes préparatoires s’est faite de façon empirique. Elles se sont peu à peu ouvertes au génie civil, puis à l’industrie et aux entreprises.
On trouve alors que c’est dans les lycées qu’on peut les installer, car ces domaines n’intéressent pas les universités.
Le passage à a prépa en deux ans s’est fait après la Deuxième Guerre Mondiale, de même que le développement de l’enseignement des langues vivantes.
La réforme de 1972 a conduit à la multiplication des prépas, et à la création de quatre filières en sciences (M, P, M’, P’). C’est à ce moment que le paysage des associations a changé.
L’UPS (Union des Professeurs de Spéciale), alors réservée aux seuls professeurs de Spéciale, a fini par s’ouvrir aux professeurs de Sup.
Il n’y avait pas de corps de professeurs de lettres et langues en nombre suffisant pour assurer toutes les heures dans classes nouvellement créées. L’IG s’est dont reposée essentiellement sur les chefs d’établissements, qui ont eu tendance à saupoudrer : 4 classes = 4 professeurs différents.
Ce système s’est peu à peu décanté, certains préférant arrêter pour n’avoir que des classes de lycée, d’autres en récupérant leurs classes. Ces professeurs étaient alors dans une situation fragile, très dépendante du chef d’établissement.
C’est alors qu’a germée l’idée de créer l’UPLS.
Ensuite a été créée l’UPSTI. Puis un accord a été trouvé avec l’UPA pour que les professeurs de lettres et langues enseignant en prépa Agro puissent adhérer à l’UPLS.
Il y a aujourd’hui environ 1000 personnes qui pourraient adhérer. Avec environ 500 adhérents, nous avons donc un taux d’adhésion tout à fait remarquable.
Le corps des chaires supérieures est celui qui a vocation à recevoir tous les professeurs qui enseignent à temps complet en classes préparatoires.

Jean Duchesne conclut en disant à Rémy Boulard toute son amitié, sa reconnaissance et sa gratitude.

Y at-il un texte qui définit la responsabilité morale dans la formation des ingénieurs ?
Pas particulièrement, mais il y a des programmes qui fixent des cadres et des objectifs à nos enseignements.

Pourrait-on profiter des excédents de trésorerie pour passer à l’année scolaire pour la cotisation ? Cela permettrait de faire adhérer de nouveaux collègues, qui pourraient payer leur cotisation au même moment que celle d’autres associations.
Les excédents permettraient de tenir 9 mois en offrant une cotisation gratuite.
Mais les cotisations arrivent toute l’année de façon continue. Nous pourrions organiser un sondage auprès des adhérents.

Pourrait-on mettre en place le paiement en ligne ?
On peut en étudier la faisabilité.

Pourrait-on bénéficier d’une réduction d’impôt pour la cotisation ?
Nous allons constituer un dossier auprès du Ministère des Finances.

L’Assemblée Générale se termine vers 16h par un buffet. Une visite du Quartier Latin est organisée pour les collègues intéressés.

Compte rendu rédigé par Christophe Repplinger

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